À la ligne, Feuillets d'usine

À la ligne, Feuillets d'usine

Joseph Ponthus

La Table Ronde

  • par (Libraire)
    16 février 2019

    Sortez des sentiers battus !

    Comment raconter un quotidien d'intérimaire à la chaîne ? En nous offrant la plus belle surprise littéraire de cette rentrée de janvier ! un texte en vers, mais pop, rock, philosophique, social... Un ovni à découvrir et dévorer. La justesse de ton, les émotions partagées sont magnifiques.


  • par (Libraire)
    13 février 2019

    Avec "A la ligne", Joseph Ponthus nous immerge dans le quotidien décalé des intérimaires en usine. La forme est originale car c'est un texte sans ponctuation alors on ne peut que "passer à la ligne" et le propos est mis en valeur par une écriture ample, référencée, drôle, répétitive et enveloppante, à l'image des ces usines, sortes de matrices ambivalentes.
    Pas de résignation aveugle ni d'abdication, juste une sincère prise de parole.
    Texte qui résonne, à lire aussi à haute voix.
    Emparez-vous de ce texte sans attendre.


  • par (Libraire)
    6 février 2019

    Une vraie réussite

    « L’usine bouleverse mon corps/Mes certitudes/Ce que je croyais savoir du travail et du repos/De la fatigue/De la joie /De l’humanité »
    Ici, on suit le quotidien d’un ouvrier intérimaire dans le secteur alimentaire: les gestes répétés, la fatigue, le corps qui devient jour après jour plus douloureux…
    Grâce à une écriture à la fois poétique et incisive, Joseph Ponthus nous bouleverse, nous secoue, nous étonne tant dans la forme que dans le fond.
    À la ligne est une réussite et qui plus est, un premier roman !


  • 6 février 2019

    Il a fait des études et il a rejoint celle qui l’aimait en Bretagne. Avant, il travaillait dans le social. Avant car désormais faute d'emploi dans son secteur et pour gagner de l’argent, il est intérimaire en usine agroalimentaire. Travail précaire de quelques semaines ou plus, la fatigue du corps qui devient "un atlas de troubles musculo-squelettiques", les horaires décalés, le travail répétitif de celui d’ouvrier. Crevettes puis bulots sur les chaînes de production. Trier, devoir tenir le rythme encore plus vite, subir le bruit et le tonnage imposé, continuer, serrer les dents, attendre les pauses café-clope minutées. La mission qui se termine, recevoir juste un "au revoir" et commencer dans une autre usine, plus précisément un abattoir : pousser des carcasses sur des rails, nettoyer le sang et les viscères. Être flexible, jongler avec les horaires pour le co-voiturage, accepter les heures supplémentaires sans avoir trop le choix et supporter quelquefois les petites remarques.
    Compter, décompter le temps avant de pouvoir rentrer chez soi exténué, vidé.

    L’esprit vagabonde, pioche dans la littérature, la poésie ou la chanson tandis que le corps exécute inlassablement les mêmes gestes. Ce quotidien de tant de personnes est magistralement écrit par Joseph Ponthus qui l'a vécu. Un enchaînement de strophes sans ponctuation où les renvois à la ligne soulignent la justesse des mots, la dureté de ce travail, le souffle de la vie malgré tout. Un hymne scandé sans oublier la solidarité entre collègues, l’amour qu’il porte à sa femme, des moments fugaces de bonheur simple passés hors de l’usine et aussi des pointes d’humour comme pour conjurer et éloigner l'emprise de l'usine.

    Un magnifique hommage à celles et tous ceux dont c’est la vie, les intérimaires des usines, ces personnes trop souvent oubliées et non considérées.
    Cet OVNI littéraire est un uppercut par sa puissance, sa singularité et sa beauté douloureuse. Il se lit, se relit et laisse une empreinte durable dans le cœur et dans l’esprit.
    Un coup de cœur entier et total !

    https://claraetlesmots.blogspot.com/2019/02/joseph-ponthus-la-ligne.html


  • par (Libraire)
    26 janvier 2019

    Coup de coeur du Passage Culturel

    J'ai été bluffé par la pureté des mots choisis par Joseph Ponthus. L'auteur ponctue son récit de références littéraires et musicales qui lui passent par la tête pendant son travail. Un livre aussi original par son fond et par sa forme. Puissant par le sujet abordé, c’est un cri de colère contre les terribles conditions de travail en usine qui conduisent à une forme d’aliénation. A aucun moment le texte ne se transforme en revendication sociale. Talentueux premier roman.


  • par (Libraire)
    25 janvier 2019

    Joseph Ponthus a quitté la région parisienne et son travail d'éducateur spécialisé par amour et se retrouve à Lorient sans emploi. Parce qu'il faut bien "gagner sa vie" il s'inscrit dans une agence d'intérim et se retrouve à travailler en usine sur des lignes de production. C'est un peu son journal de travail qu'il nous livre ici, sous une forme particulière. Des textes courts, écrits comme des poèmes en prose dans lesquels il joue avec les mots et leur musique. C'est sa façon à lui de rendre compte de ce travail difficile, souvent ingrat, mais qu'il supporte grâce à ses collègues et leur fraternité. Entre témoignage, chant, poème et étude sociale le texte de Joseph Ponthus se lit d'une traite comme on écoute un disque. Une belle réussite!
    Valérie


  • par (Libraire)
    18 janvier 2019

    A la ligne

    Après une période de chômage, Joseph Ponthus "embauche" dans une conserverie de poisson et un abattoir breton. Entre crevettes, merlans et abats, c'est de la nécessité d'écrire que se déploie ce soliloque du quotidien prolétaire.
    Sans interruptions, les vers s'enchaînent dans un flot qui raconte l'aliénation, l'usine et l'amour de la littérature.


  • par (Libraire)
    17 janvier 2019

    Joseph Ponthus retourne toujours à la ligne, celle de l'usine comme celle de la page. Sur sa chaîne à lui, les histoires, les impressions, les paroles d'ouvriers (et de chansons) s'assemblent... ou se disloquent. Et ça dépote.
    Fanny


  • 4 janvier 2019

    Enchaîné

    Dans ces " feuillets d'usine", Joseph Ponthus trace le quotidien d'un ouvrier intérimaire qui doit chaque jour affronter la monotonie, la répétition des gestes, les difficultés d'adaptation à la transformation des aliments : les poissons et crustacés, puis la viande. Et une écriture originale, scandée, comme le mouvement et le bruit des machines.