La Grande escapade

La Grande escapade

Jean-Philippe Blondel

Buchet-Chastel

  • par (Libraire)
    2 octobre 2019

    Dans les années 70 la société change et chacun essaie de se positionner dans ce nouveau monde;les femmes affirment peu à peu leur indépendance,les hommes se débattent avec leur virilité,la victoire de Mitterrand se profile,l'éducation tente de nouvelles pédagogies.
    L'auteur,dans ce livre tragi-comique, fait revivre parfois avec amusement ceux qui ont connu ces nouvelles expériences et permet aux plus jeunes de se faire une idée des suites de mai 68 ,cette époque dont l'influence fut plus culturelle que politique.
    Un vent de liberté souffle dans ce roman,il bouscule les convictions des personnages et entraîne des situations cocasses ou dramatiques.

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  • 28 août 2019

    1975. En province, au groupe scolaire Denis-Diderot, les enseignants et leurs familles occupent des logements de fonction. Forcément tout le monde se connaît, les parents sont collègues et les enfants jouent ensemble. L’enseignement est basé sur les méthodes anciennes et les élèves sont menés à la baguette par le rigide directeur Lorrain. Lorsqu’un nouvel instituteur Florimont adepte d’une pédagogie différente arrive, on se doute que ce petit monde va connaître des remous d’autant plus que les classes vont devoir être mixtes et que l’émancipation des femmes fait frémir certains maris.

    Á l’aube de l’adolescence, les amitiés entre enfants se délitent, les personnalités se cherchent et s’affirment. Sous des apparences lisses et courtoises, les rivalités et les jalousies entre parents s’aiguisent et dans le sillage de Mai 68, les femmes découvrent une liberté toute nouvelle. Avec un regard tendre et avec des personnages hauts en couleur dont certains sont truculents, Jean-Philippe Blondel décrit ces vies, les mentalités tout comme l’amorce d’une nouvelle société. Il nous retrace la fin d’une époque révolue par sa rigueur éducative et par ses schémas codifiés dans le couple. Les femmes deviennent indépendantes, les enfants mûrissent, la radio diffuse des chansons anglophones et la société se libère de ses corsets.

    Une fois de plus, Jean-Philippe Blondel a su traduire parfaitement les sentiments, les perceptions et ressentis de ses personnages. Les pages se tournent toutes seules entre sourires, notamment quand il dépeint les réactions quasi épidermiques concernant les hippies, et petits pincements au cœur.

    Sans être mièvre, cette chronique sociale et terriblement humaine est délicieuse, acidulée et vive. Petite précision : il est inutile d’avoir connu les années 70 pour apprécier ce roman plein d’entrain, hautement savoureux où l’humour n’est pas en reste. Si le dernier roman de Jean-Philippe Blondel m’était tombé des mains, j’ai dévoré celui-ci !

    https://claraetlesmots.blogspot.com/2019/08/jean-philippe-blondel-la-grande-escapade.html


  • par (Libraire)
    26 août 2019

    Il fut un temps où les instituteurs occupaient des logements de fonction au sein de l’école dans laquelle ils officiaient. Ils y vivaient avec leurs familles. Quelques enfants, dont Jean-Philippe Blondel, ont grandi dans ces écoles. C’est ce quotidien qu’il nous raconte à travers les aventures de Philippe, Christian, Baptiste et de leurs copains mais aussi celles des parents ! Il n’est pas toujours évident de côtoyer tous les jours de toute l’année ses collègues de travail ! Cela peut créer des tensions, des jalousies mais aussi, et heureusement, de beaux moments de convivialité. Jean-Philippe Blondel est passé maître dans l’art de raconter un quotidien tout simple et qui forcément nous touche. Un très beau moment de lecture !
    Valérie


  • par (Libraire)
    23 août 2019

    Avoir entre les mains un nouveau roman de Jean-Philippe Blondel, c'est comme retrouver un ami très cher que l'on n'a pas vu depuis longtemps : on le serre précieusement contre soi en le découvrant, on en profite avec délectation, puis on attend avec hâte le jour où on le reverra.
    Onzième roman que je lis de Blondel et une fois de plus je suis conquise. Il nous emmène ici au cœur d'un groupe scolaire de province, au milieu des années 70. Nous suivons une année de la vie de ses instituteurs et institutrices, de leurs conjoints et de leurs enfants. Mai 68 est passé par là : la société change peu à peu. Les méthodes pédagogiques évoluent, la mixité fait son entrée, les femmes se libèrent, les hommes s'interrogent. Une fois encore, Blondel dresse les portraits psychologiques de ses personnages avec finesse. Au travers de descriptions tendres, mélancoliques et parfois drôles, il nous invite à réfléchir plus largement sur le temps qui passe, sur la vie avec ses grandes et petites étapes, ses bons et moins bons moments. Le lecteur s'identifie, se projette... et savoure. Merci M. Blondel !


  • par (Libraire)
    17 août 2019

    Conseillé par Antoine, lecteur de la librairie Gibier

    Jean-Philippe Blondel maîtrise parfaitement le style elliptique et entretient un réel plaisir de connaître la suite de son histoire. Page après page, les protagonistes deviennent de vrais personnages, extrêmement vivants, pathétiques, sympathiques, très (trop?) humain. Pas de bons, pas de méchants, mais des âges qui vivent. Un récit pluriel, choral très attachant. Du style Blondel comme on en redemande !

    PS. Tous les adorateurs du milieu scolaire vont adorer, pour des raisons inverses, ses détracteurs aussi !


  • par (Libraire)
    14 août 2019

    Dans les années 70, dans une école, la vie des enseignants, de leurs conjoints et de leurs enfants. Des situations du quotidien, une société en mutation, le monde de l'enfance et de l'humour dans ce roman bien agréable à lire.Et sous des dehors légers, c'est un peu plus profond qu'il n'y paraît. Un bon cru de Jean-Philippe Blondel.